RC 5

Pour ce nouveau podcast, nous avons le plaisir d’accueillir notre premier « live set » podcast confectionné avec soin par Emmanouel de Lausanne. Rythmiques saccadées, mélodies dissonantes entrecoupées de véritables bombes dancefloor, ce cinquième opus Rhythm Cycles vous réserve bien des surprises. Comptez sur nous pour vous tenir au courant des prochaines dates et sorties de ce jeune artiste, ce qui ne devrait pas tarder vu la qualité de ses compositions.

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RC Podcast 5 — Emmanouel (live set)— 24.01.11 by Rhythm Cycles

Nous sommes ravis de t’accueillir pour notre premier live set podcast pour Rhythm Cycles. Explique-nous, dans un premier temps, quel est ton approche pour tes live sets et plus spécialement pour celui que tu nous propose. Quand as-tu commencé à te produire ?

Je suis ravi aussi d’être là!

J’ai découvert la musique électronique assez tard, et j’ai très vite eu envie de comprendre ce que était en train de faire ce gars derrière son ordinateur avec ces carrés de couleurs et ces machines recouvertes de boutons.

Avant ça je m’intéressais beaucoup au jazz (Miles Davis, John Scofield, Nucleus…), j’intellectualisais beaucoup trop la musique et j’étais à la recherche d’émotions plus instinctives. C’est ce qui m’a amené à mes premières soirées, et c’est aussi ce que j’essaye de reproduire dans mes lives: instaurer un rapport comme celui qu’on peut avoir avec des musiques de film, mélangé à l’aspect répétitif, comme pour une musique de rituel, bref, créer des ambiances sur une base dansante.

On sait que tu as des influences musicales très diverses, tu as fait beaucoup de batterie dans ta jeunesse. Raconte-nous comment cela t’a influencé, dans ta vision de la musique ainsi que dans tes productions.

Quand j’ai commencé à jouer de la batterie, enfant, et qu’on me demandait pourquoi la batterie je disais que c’était pour faire du bruit. Maintenant j’ai souvent envie de rajouter du bruit à mes batteries. D’où mon intérêt pour des musiques plus ‘bruyantes’ comme un de mes groupes favori qui est Zu, un groupe italien produit par Mike Patton sur son label Ipepac, ou Ruins, deux japonais avec une technique monstrueuse et une complexité rythmique mathématique. Ou encore pour l’une des basses d’une track que j’ai fait, je me suis inspiré d’un morceau de Meshuggah. Ces trois groupes représentent bien mon faible pour une certaine puissance sonore et des rythmiques complexes. A 16 ans je jouais dans un trio. Le guitariste — qui avait baptisé le style de musique ‘indiejazzto’ (indigeste), un mélange de rock indépendant de jazz et de noise — avait quelques pédales d’effets et j’étais jaloux de ne pas pouvoir modifier autant les sons de ma batterie. J’essayais d’expérimenter et trouver de nouveaux sons, surtout après avoir vu en concert le batteur de Lucien Dubuis & Crossover Jazz Trio, mais j’en voulais plus.

Depuis quelques temps je m’intéresse aussi à à la musique classique, plutôt des oeuvres spectaculaires, telle que la Symphonie du Nouveau Monde de Antonín Dvořák. Ce qui me fascine ici c’est la manière dont la musique évolue, ses dynamiques contrastées, les instruments qui se répondent et leur rapport à l’espace.

Passons désormais en coulisses. Que peut-on trouver comme matériel dans ton studio, software et hardware. Qu’elles sont tes préférences ? Utilises-tu le même set-up quand tu produis en studio que quand tu joues live.

Pour l’instant j’ai un Waldorf Blofeld et j’ai acheté il n’y a pas longtemps le Tetra de Dave Smith. En software j’utilise énormément Guru de Fxpansion pour mes batteries, un peu de Minimonsta chez GForce Instruments et ACE chez U-He. J’ai une batterie électronique qui prend la poussière mais que j’espère bientôt réutiliser et un Akai MPD32 dont j’utilise les pads pour taper les rythmes. En live pour l’instant je n’utilise que l’ordinateur avec mon Akai comme contrôleur MIDI.

Tu as commencé à te produire en public en 2010, quel a été ton meilleur souvenir ? As-tu des futures dates prochainement et des sorties prévu sur label ? Quelles sont tes futurs projets et ambitions ?

Je n’ai pas encore beaucoup de souvenirs. Mais j’ai passé de très bons moments comme la fois où Monoplage de Digital Natives m’a invité à jouer au Loft Café, ou encore à cette fête organisée par Guillaume Peitrequin et Born Bjorg, dans une forêt. L’endroit était idéal et le line up aussi.

Concernant mes projets futurs et ambitions, j’aimerais expérimenter plus l’aspect techno de mes lives, me produire régulièrement en soirée et qui sait, peut être un jour jouer avec ces artistes que j’écoute en boucle dans mon casque, par exemple en ce moment Traversable Wormhole.

ENGLISH VERSION

For this new podcast we have the pleasure to present our first live-set, prepared with care by Emmanouel from Lausanne, Switzerland. containing Jerky rhythms, dissonant melodies interspersed with some real dancefloor bombs. This fifth opus of Rhythm Cycles holds many surprises. You can count on us to keep you up-to-date with upcoming dates and releases from this young artist, and it will happen soon considering the quality of his compositions.

RC Podcast 5 — Emmanouel (live set)— 24.01.11 by Rhythm Cycles

We are delighted to have you with us at Rhythm Cycles for our first live-set podcast. At first, could you explain us your approach to live-sets? Especially regarding the one you present us today. And when did you start to produce?

I am also delighted to be here!

I discovered electronic music quite late, and straight away I wanted to understand what these guys where doiong behind their laptop with the colored squares and these machines covered with buttons.

Before I was really interested in jazz (Miles Davis, John Scofield, Nucleus…), I was intellectualizing music way too much and I was searching for emotions who where much more instinctive. This is what brought me to attend my first parties, and it is also what I try to reproduce in my live-sets: to establish the same connection as one can have with film music, mixed with a repetitive aspect like a music for rituals, in short, creating moods based on a danceable structure.

We know that your musical influences are very diverse, you were playing the drums a lot during your youth. Could you explain us how this influenced you? In your vision of music as well as in your productions.

If you asked me as a kid why I started playing drums, I answered it was to make noise. Now I often feel like adding noise to my drums. This is also here my interest in more noisy music comes from. A bit like Zu one of my favourite groups, an italian group produced by Mike Patton on his label Ipepac, or like Ruins, two japanese with a crazy technique and a certain complexity in their rhythms. Or for one of the basses in a track I had created was inspired by a track from Meshuggah. These 3 groups represents well my weakness for tracks with a certain power and complex rhythms. When I was 16, I played in a trio. The guitarist—whom had named the style of music ‘indiejazzto’ (indigestible), a mix of independent rock, jazz and noise–had several effect pedals and I was jealous I could not modify my drums in the same way. I was experimenting, trying to find new sounds, especially after seeing the drummer Lucien Dubuis & Crossover Jazz Trio live, but I wanted more.

I have also been interested in classical music now for a while, mostly spectacular pieces such as Symphonie du Nouveau by Antonín Dvořák. What fascinates me as how the music evolves, its contrasting dynamics, the instruments who respond to each other and their relation to the space.

Let us head backstage. What equipment is to be found in your studio, software as well as hardware? Wich are you preferences? Do you use the same equipment in your studio as when you play live.

For the time being I have a Waldorf Blofeld and not long time ago I bought the Tetra from Dave Smith. Regarding software I use Gure from Fxpansion a lot for my drums, a bit Minimonsta from GForce Instruments and ACE from U-He. I have an electronic drum-set which is gathering dust but I soon hope to use it again I also have a Akai MPD32 where I use its pads to tap the rhythms. At the moment I only use my laptop together with my Akai as MIDI controller for gigs.

You have started playing gigs in 2010, what has been your best memories? Do you have any gigs in the future? Any label-releases predicted? What are your future projects and ambitions?

I still don’t have a lot of gig-memories. But I have had a some good times as when Monoplage from Digital Natives invited me to play at Loft Café, Lausanne, or again at this party in the woods organised by Guillaume Peitrequin and Born Bjorg. The spot as well as the line-up was just ideal.

Concerning my projects and ambitions of the future, I would like to experiment more with the techno aspect of my live-sets, play more gigs and who knows maybe get to play alongside some the artists whom I listen to on repeat at the moment, Traversable Wornhole for instance.

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